Vue sur le Vieux-Lyon et la Saône avec les quais colorés

Week-end à Lyon : Incontournables en 2 Jours entre Bouchons et Traboules

Vue sur le Vieux-Lyon et la Saône avec les quais colorés

Capitale de la gastronomie, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Lyon est une destination idéale pour un week-end de deux jours. Entre les ruelles secrètes du Vieux-Lyon, les bouchons lyonnais où l’on déguste quenelles et tablier de sapeur, et les panoramas époustouflants depuis Fourvière, la ville des Lumières promet un séjour inoubliable. Dans ce guide complet, nous vous proposons un itinéraire optimisé pour découvrir les incontournables de Lyon en 48 heures, des traboules mystérieuses aux berges de la Saône.

Jour 1 : Vieux-Lyon, Traboules et Fourvière

Matinée : Plongée dans le Vieux-Lyon et ses traboules

Commencez votre week-end par le quartier le plus emblématique de la ville : le Vieux-Lyon. Ce quartier Renaissance, l’un des plus vastes d’Europe, s’étend au pied de la colline de Fourvière le long de la Saône. Prenez le métro jusqu’à la station Vieux-Lyon et laissez-vous porter par l’atmosphère médiévale des rues pavées.

La grande particularité du Vieux-Lyon, ce sont ses traboules — ces passages couverts qui traversent les immeubles d’un bout à l’autre, reliant une rue à une autre. On en compte environ 400 dans toute la ville, mais les plus remarquables se trouvent ici, dans le quartier Saint-Jean. Ne manquez pas la traboule de la Tour Rose (16, rue du Bœuf), sans doute la plus photographiée de Lyon, avec sa tour d’escalier en colimaçon peinte en rose. La traboule du 54 rue Saint-Jean au 27 rue du Bœuf est également incontournable, avec ses quatre cours intérieures successives.

Profitez de votre balade pour admirer la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, chef-d’œuvre gothique dont la construction s’est étalée sur trois siècles. À l’intérieur, ne manquez pas l’horloge astronomique du XIVe siècle, qui s’anime tous les jours à 12h, 14h, 15h et 16h. Les amateurs de patrimoine apprécieront également le musée Gadagne, installé dans un magnifique hôtel particulier Renaissance, qui abrite à la fois le musée d’histoire de Lyon et le musée des arts de la marionnette.

Si vous aimez explorer les villes autrement, découvrez aussi nos suggestions pour le tourisme à vélo, une façon écologique et agréable de sillonner les berges lyonnaises.

Fin de matinée : L’ascension de Fourvière

Depuis le Vieux-Lyon, empruntez le funiculaire (inclus dans le ticket de transport en commun) pour rejoindre le sommet de la colline de Fourvière. La basilique Notre-Dame de Fourvière, surnommée « l’éléphant renversé » par les Lyonnais en raison de sa silhouette, domine la ville depuis 1884. Son intérieur est d’une richesse inouïe : mosaïques dorées, marbres polychromes et vitraux racontent l’histoire de la Vierge Marie et de l’Église de France.

Depuis l’esplanade de la basilique, le panorama sur Lyon est tout simplement spectaculaire. Par temps clair, la vue s’étend jusqu’aux Alpes et au Mont Blanc. Juste à côté, les vestiges des théâtres romains de Lugdunum témoignent de l’importance de Lyon dans l’Antiquité. Le théâtre principal, datant de 15 avant J.-C., pouvait accueillir 10 000 spectateurs. Le musée Lugdunum, inauguré en 1975 et rénové récemment, présente une collection exceptionnelle d’objets gallo-romains.

Déjeuner : Premier bouchon lyonnais

Impossible de passer un week-end à Lyon sans goûter à la cuisine des bouchons lyonnais. Ces restaurants traditionnels, nés au XIXe siècle, perpétuent un art culinaire unique. Pour votre premier déjeuner, choisissez un bouchon labellisé « Authentique Bouchon Lyonnais » (une vingtaine en ville) pour garantir une expérience véritablement traditionnelle.

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Parmi les plats emblématiques, les quenelles de brochet sauce Nantua sont un incontournable — ces préparations moelleuses à base de chair de poisson nappées d’une sauce à l’écrevisse sont le symbole même de la gastronomie lyonnaise. Le tablier de sapeur, à base de gras-double mariné et pané, ravira les amateurs de cuisine canaille. Ne partez pas sans avoir goûté la cervelle de canut, cette préparation fromagère à base de fromage blanc battu avec des herbes, de l’échalote et un filet d’huile d’olive, qui doit son nom aux ouvriers de la soie de la Croix-Rousse. Si vous aimez les desserts traditionnels, essayez aussi la crème caramel, un classique que l’on retrouve sur bien des cartes lyonnaises.

Comptez entre 25 et 40 euros par personne pour un menu complet dans un bon bouchon. Parmi les adresses les plus réputées : le Café Comptoir Abel (le plus ancien bouchon de Lyon, fondé en 1928), Daniel et Denise, ou encore Chez Mounier dans le Vieux-Lyon.

Après-midi : La Presqu’île et la place Bellecour

Après le déjeuner, traversez la Saône pour rejoindre la Presqu’île, ce quartier central coincé entre le Rhône et la Saône. C’est le cœur battant de Lyon, avec ses boutiques, ses cafés et ses places monumentales.

Commencez par la place Bellecour, la plus grande place piétonne d’Europe (62 000 m²). Dominée par la statue équestre de Louis XIV, elle offre une vue magnifique sur Fourvière en arrière-plan. C’est le point zéro de Lyon, à partir duquel toutes les distances sont calculées.

Remontez ensuite la rue de la République, principale artère commerçante de la ville, jusqu’à la place des Terreaux. Cette place spectaculaire abrite la fontaine Bartholdi (conçue par le créateur de la Statue de la Liberté) et le musée des Beaux-Arts de Lyon, installé dans un ancien couvent bénédictin. Ce musée, souvent considéré comme le deuxième de France après le Louvre, mérite au minimum deux heures de visite pour ses collections allant de l’Antiquité égyptienne à l’art contemporain.

En fin d’après-midi, flânez dans le quartier des Cordeliers et celui d’Ainay pour découvrir des boutiques indépendantes, des galeries d’art et des cafés branchés. La Presqu’île est aussi le paradis du shopping avec les Halles de Lyon Paul Bocuse, un temple de la gastronomie où l’on peut déguster des produits d’excellence : fromages affinés, charcuteries artisanales, pâtisseries et fruits de mer.

Soirée : Vie nocturne lyonnaise

Lyon possède une vie nocturne riche et variée. Sur la Presqu’île, les bars à cocktails et les pubs de la rue Mercière et de la rue Marronniers attirent une clientèle festive. Pour une ambiance plus alternative, direction le quartier de la Guillotière sur la rive gauche du Rhône, avec ses bars à concerts et ses lieux culturels underground.

Les amateurs de vin apprécieront les bars à vins naturels qui fleurissent dans toute la ville — Lyon est idéalement placée entre les vignobles du Beaujolais, des Côtes du Rhône et de la Bourgogne. Pour dîner, les berges du Rhône offrent un cadre romantique avec leurs péniches-restaurants et leurs guinguettes éphémères en été.

Pour organiser votre soirée au mieux, pensez à consulter les meilleures applications mobiles dédiées aux sorties et aux bons plans.

Jour 2 : Confluence, Parc de la Tête d’Or et Croix-Rousse

Matinée : Le quartier de la Confluence

Pour votre deuxième journée à Lyon, commencez par le quartier le plus moderne de la ville : la Confluence, situé à la pointe sud de la Presqu’île, là où le Rhône et la Saône se rejoignent. Cet ancien quartier industriel a été entièrement réhabilité pour devenir un modèle d’urbanisme durable, avec une architecture contemporaine audacieuse signée par des architectes de renommée internationale.

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Le musée des Confluences, inauguré en 2014, est un chef-d’œuvre architectural en forme de nuage de verre et d’acier conçu par l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au. Ce musée des sciences et des sociétés propose des expositions fascinantes sur l’origine de l’univers, la diversité du vivant et les civilisations humaines. Comptez 9 euros l’entrée et au moins deux heures de visite.

Promenez-vous ensuite le long de la darse, le bassin nautique du quartier, bordé de boutiques design, de restaurants et de la halle d’exposition La Sucrière. Les architectures contemporaines — le Cube Orange, le Cube Vert, le siège de la Région — offrent un contraste saisissant avec le Vieux-Lyon visité la veille.

Fin de matinée : Le Parc de la Tête d’Or

Prenez le tramway direction nord pour rejoindre le Parc de la Tête d’Or, le plus grand parc urbain de France (117 hectares). Créé en 1857, ce poumon vert abrite un lac de 16 hectares où l’on peut faire du pédalo, un jardin botanique avec plus de 15 000 espèces végétales, des serres tropicales spectaculaires et un zoo gratuit accueillant girafes, éléphants, crocodiles et flamants roses.

Le parc est aussi un lieu de vie pour les Lyonnais : joggeurs, familles en pique-nique, amoureux en balade, cyclistes… L’ambiance y est toujours agréable, quelle que soit la saison. Au printemps, la roseraie internationale, qui compte plus de 29 000 rosiers de 350 variétés, offre un spectacle éblouissant et parfumé. Les amoureux de la nature et des escapades champêtres apprécieront également notre guide sur les beaux villages autour de Giverny, autre destination idéale pour un week-end nature.

Déjeuner : Halles Paul Bocuse ou bouchon

Pour ce deuxième déjeuner, deux options s’offrent à vous. Soit vous retournez aux Halles de Lyon Paul Bocuse pour un repas sur le pouce gastronomique — huîtres au comptoir, plateau de fromages affinés, tarte aux pralines roses — soit vous testez un nouveau bouchon lyonnais pour goûter aux plats que vous n’avez pas encore essayés.

Ne manquez pas de goûter à la salade lyonnaise (lardons, croûtons, œuf poché), au saucisson brioché (saucisson pistaché enrobé de pâte à brioche) ou aux grattons (rillons de porc croustillants). Côté desserts, la tarte aux pralines roses, spécialité lyonnaise par excellence, est un délice à la fois croquant et fondant. Accompagnez le tout d’un pot de Beaujolais ou d’un Côtes-du-Rhône — le « pot lyonnais » de 46 cl est une tradition locale que vous ne trouverez nulle part ailleurs.

Après-midi : La Croix-Rousse et ses murs peints

Terminez votre week-end par la colline de la Croix-Rousse, surnommée « la colline qui travaille » (par opposition à Fourvière, « la colline qui prie »). Ce quartier bohème et populaire était autrefois le fief des canuts, les ouvriers de la soie qui ont fait la richesse de Lyon aux XVIIIe et XIXe siècles.

La Croix-Rousse est célèbre pour ses traboules (différentes de celles du Vieux-Lyon, ici elles servaient à transporter les rouleaux de soie à l’abri de la pluie), ses ateliers d’artistes et surtout ses murs peints monumentaux. Lyon est la capitale européenne du trompe-l’œil, et les fresques sont omniprésentes dans le paysage urbain.

La Fresque des Lyonnais, quai Saint-Vincent, est la plus célèbre : sur 800 m², elle représente 30 personnages historiques lyonnais (les frères Lumière, Antoine de Saint-Exupéry, Paul Bocuse, l’abbé Pierre…) et 6 personnages contemporains. Le Mur des Canuts, boulevard des Canuts, est le plus grand trompe-l’œil d’Europe avec ses 1 200 m² qui donnent l’illusion d’un quartier vivant avec escaliers, fenêtres et habitants.

Flânez dans les rues du plateau de la Croix-Rousse pour découvrir des boutiques de créateurs, des cafés alternatifs et le marché de la Croix-Rousse (tous les matins sauf lundi), l’un des plus grands et des plus animés de Lyon. Si vous aimez les balades à vélo, sachez que Lyon propose un excellent réseau de pistes cyclables — découvrez aussi la Vendée à vélo pour d’autres itinéraires inspirants.

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Informations pratiques pour votre week-end à Lyon

Comment se rendre à Lyon

Lyon est extrêmement bien desservie par le TGV. Depuis Paris, le trajet ne dure que 2 heures en TGV direct (gare de Lyon Part-Dieu ou gare de Lyon Perrache). Depuis Marseille, comptez 1h40, depuis Montpellier 2h, et depuis Strasbourg 3h40. La gare de Lyon Part-Dieu, principale gare de la ville, est connectée au réseau de métro et de tramway.

En avion, l’aéroport Lyon-Saint Exupéry est relié au centre-ville par le Rhônexpress, un tramway express qui rejoint la gare Part-Dieu en 30 minutes (tarif : environ 16 euros l’aller simple). En voiture, Lyon est au carrefour des autoroutes A6 (Paris), A7 (Marseille) et A43 (Grenoble/Chambéry), mais attention : le stationnement en centre-ville est cher et difficile. Privilégiez les parkings relais en périphérie, connectés au métro.

Où dormir à Lyon

Le choix de votre hébergement dépend de votre budget et de vos envies :

  • Budget serré (50-80 euros/nuit) : les auberges de jeunesse comme le SLO Living Hostel (près de Perrache, cadre design) ou des hôtels économiques comme l’Ibis Budget Part-Dieu offrent un bon rapport qualité-prix.
  • Budget moyen (90-150 euros/nuit) : les hôtels 3 étoiles de la Presqu’île comme l’Hôtel des Artistes (place des Célestins) ou le Globe et Cecil (rue Gasparin) allient confort et emplacement central.
  • Budget confort (150-300 euros/nuit) : le Cour des Loges dans le Vieux-Lyon (classé 5 étoiles, installé dans quatre maisons Renaissance reliées par des traboules privées) ou l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu, dans l’ancien Grand Hôtel-Dieu magnifiquement restauré, offrent une expérience exceptionnelle.

Les quartiers les mieux situés pour un week-end sont la Presqu’île (central, animé), le Vieux-Lyon (charme historique) et la Croix-Rousse (ambiance village). Pensez à réserver à l’avance, surtout lors d’événements majeurs comme la Fête des Lumières (décembre) ou les Nuits de Fourvière (été).

Budget pour un week-end à Lyon

Voici une estimation du budget pour un week-end de 2 jours à Lyon pour deux personnes :

  • Transport : TGV Paris-Lyon A/R à partir de 50 euros/personne (en réservant tôt). Ticket TCL 24h : 6,20 euros/personne.
  • Hébergement : 1 nuit d’hôtel de 60 à 250 euros selon la gamme.
  • Repas : 2 déjeuners en bouchon (30-40 euros/personne), 1 dîner (25-50 euros/personne), petits-déjeuners et en-cas (10-15 euros/personne/jour).
  • Visites : musée des Confluences (9 euros), musée des Beaux-Arts (8 euros), Fourvière et traboules (gratuit).
  • Budget total estimé : de 250 à 600 euros pour deux personnes, selon le niveau de confort choisi.

Les quartiers de Lyon en bref

Pour bien choisir où aller et où loger, voici un récapitulatif des principaux quartiers :

  • Vieux-Lyon : patrimoine Renaissance, traboules, cathédrale, bouchons lyonnais. Ambiance historique et touristique.
  • Presqu’île : shopping, musées, place Bellecour, place des Terreaux, vie nocturne. Le centre névralgique.
  • Fourvière : basilique, théâtres romains, panoramas. La colline spirituelle.
  • Croix-Rousse : esprit village, canuts, murs peints, marché, ateliers d’artistes. Le quartier bohème.
  • Confluence : architecture contemporaine, musée des Confluences, shopping design. Le quartier moderne.
  • Part-Dieu : gare TGV, centre commercial, quartier d’affaires. Pratique mais moins touristique.
  • Guillotière/7e arrondissement : multiculturel, street food, bars alternatifs. Le quartier émergent.

Nos conseils pour profiter au maximum de Lyon

Pour terminer, voici quelques conseils pratiques qui rendront votre week-end encore plus agréable :

  • Lyon City Card : cette carte touristique (à partir de 28 euros pour 1 jour) donne accès à 23 musées, aux transports en commun illimités et à une croisière en bateau. Rentable dès deux musées visités.
  • Meilleure période : le printemps (avril-juin) et l’automne (septembre-octobre) offrent un climat agréable et moins de foule. La Fête des Lumières, début décembre, est magique mais la ville est bondée.
  • Vélo’v : le système de vélos en libre-service de Lyon est très pratique pour les courtes distances. Abonnement courte durée à partir de 1,50 euro.
  • Réservation bouchons : les vrais bouchons lyonnais sont petits et très demandés. Réservez au moins 48 heures à l’avance, surtout le week-end.
  • Funiculaires : les deux funiculaires (vers Fourvière et vers Saint-Just) sont inclus dans le ticket TCL classique. Évitez la montée à pied, surtout par forte chaleur.

Lyon est une ville qui se mérite : chaque ruelle, chaque traboule, chaque assiette de quenelles raconte une histoire. Un week-end de deux jours permet d’en saisir l’essence, mais préparez-vous : vous aurez sans doute envie d’y revenir pour explorer encore davantage cette métropole fascinante, gourmande et secrète.